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Caroline Proulx et Christian Bibeau, passionnés du développement collectif

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Connaissez-vous Caroline Proulx et Christian Bibeau? Il suffit d’une discussion avec eux pour vous sentir envahi d’un curieux sentiment de bien-être, tant ces deux-là sont optimistes et engagés! Tous les deux coordonnateurs de l’Initiative sherbrookoise en développement des communautés (ISDC), Caroline et Christian y trouvent une source intarissable de motivation.

Motivés, ils le sont sans nul doute, puisque l’ISDC n’est pas leur seul mandat. Caroline est également directrice de Sherbrooke Ville en santé, tandis que Christian est directeur de la Corporation de développement communautaire (CDC). Tour de table sur une initiative populaire avec deux amoureux du développement collectif.

L’ISDC, c’est quoi?

L’Initiative sherbrookoise en développement des communautés est née d’une entente tripartite entre la Ville, la CSRS et le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, à laquelle la CDC et Sherbrooke Ville en santé se sont joints plus tardivement. Initialement, il s’agissait d’un projet pilote, de 2013 à 2015, dont l’objectif était d’élaborer une vision commune du développement afin de soutenir la table de quartier Ascot en santé, qui existe depuis presque 30 ans.

« Dans le fond, c’était une réponse aux besoins d’une communauté; la nécessité d’alléger le processus et de faciliter les discussions entre la table et les institutions », clarifie Caroline. Confirmant ce besoin criant d’approfondir cette approche de collaboration à l’échelle locale, l’ISDC a ensuite créé son cadre de référence en 2016 et poursuit toujours sa mission aujourd’hui.

Cette mission consiste à « avoir un impact structurant sur le développement et la vitalité des communautés, le tout dans le but d’améliorer la qualité et les conditions de vie de la population ». Précisément, l’SDC se définit par son rôle de rassembleur et de facilitateur. Rassembleur parce que l’Initiative met en relation divers acteurs du milieu – scolaires, de santé publique, municipaux, communautaires – et les citoyens. Facilitateur parce qu’elle assure le dialogue, la coopération, l’entraide et la construction de liens sociaux entre tout ce beau monde.

Les tables de quartier

Les tables de quartier rassemblent à la fois les citoyens et d’autres intervenants selon le ou les projets qui interpellent la collectivité. « À l’ISDC, nous développons une approche, une façon de faire; nous soutenons les tables de quartiers, mais nous n’offrons pas de services directs aux citoyens. Notre soutien concret est une ressource, donc des agents de développement qui sont déployés aux différentes tables pour aider à de multiples niveaux, notamment pour mettre à contribution l’ensemble des moyens et des partenaires de la communauté », mentionne Caroline.

L’ISDC finance donc 4 agents de développement qui apportent leur appui aux citoyens dans la mise sur pied de projets issus de leur propre initiative et qui apporteront une amélioration à leur communauté, que ce soit des fêtes de quartier, des assemblées citoyennes, des projets variés comme la lutte contre la pauvreté ou le rapprochement interculturel.

Officiellement, il existe 4 tables : la Table de concertation et d’action Ascot en Santé, le Comité vie de quartier Nord, la Table de quartier 4-saisons et la Concertation école Laroque-communauté.

Lorsque vient le temps d’imposer une définition exacte à ce qu’est une table de quartier, Christian nous répond que « d’une table de quartier à l’autre, on retrouve des choses complètement différentes, parce que les communautés sont différentes.

L’objectif toutefois demeure le même : rassembler les citoyens pour les faire travailler ensemble à l’amélioration des conditions de vie de leur milieu. C’est un outil de mobilisation et de participation citoyenne ». Il ajoute que « c’est un lieu de convergence, autant pour les citoyens, que pour les institutions et les groupes communautaires, où il se génère une synergie de partenariat et de transfert d’expertise ».

Augmenter le pouvoir d’action des citoyens

Les tables sont un excellent moyen de faire avancer des dossiers, de passer à l’action en tant que membre de la société. Et bien que différents représentants des institutions y soient présents, ils le sont pour être à l’écoute des besoins et non pour prescrire leurs propres idéaux.

« C’est important de comprendre qu’il n’y a pas de ligne directrice ou de priorité qui sont imposées aux tables, les idées et les projets viennent des citoyens parce qu’ils sont à même d’exprimer leur réalité et leurs besoins », explique Caroline. Avant tout, l’ISDC souhaite réduire les inégalités sociales, développer le sentiment d’appartenance et surtout augmenter le pouvoir d’action des individus.

Les volets

En parallèle, l’ISDC coordonne également deux volets spécifiques. Le volet Soutien aux projets innovants et porteurs à l’échelle local, où trois projets intersectoriels ont été retenus pour financement en 2018-2019. Ces projets sont le Baobab café de quartier, le parc-école Larocque et la Maison de quartier 4-Saisons.

Le volet Soutien aux milieux est quant à lui doté de deux agents de développement pour soutenir le déploiement de deux thèmes transversaux retenus par les partenaires, soient le rapprochement interculturel et la sécurité alimentaire.

Un modèle qui rayonne

L’ISDC est un modèle de développement collectif à long terme, voire un modèle de partenariat qui fait des petits ailleurs et en inspire d’autres. Ses décisions stratégiques sont dictées par les besoins changeants des diverses communautés, ce qui explique le choix d’une gouvernance souple et ouverte aux transformations. Chaque milieu est unique, composé de ses propres réalités et défis. Le plus encourageant pour Caroline et Christian est de constater que, grâce à l’influence de l’ISDC, les institutions travaillent moins en silo, consultent plus fréquemment et adoptent une pensée intersectorielle.

D’ailleurs, en mai 2018, le modèle sherbrookois a suscité un vif intérêt chez la Fondation Lucie et André Chagnon. Intérêt duquel une entente a éclos et qui contribuera de manière spécifique à la mobilisation et à la participation citoyenne des quatre tables de quartier. « Pour nous, cet intérêt de la Fondation envers l’Initiative est une reconnaissance en soi du travail qui se fait ici », souligne Caroline.

Un modèle d’avenir

Heureux de pouvoir compter sur leurs 6 agents de développement, ainsi que de tous leurs partenaires, Christian et Caroline sont confiants face à l’avenir. Tous les deux expriment d’un commun accord la possibilité de voir naître d’autres tables de quartier, mais surtout de revoir en profondeur notre perception sociétale du développement des communautés. « J’espère que cette approche nous permettra éventuellement d’adopter un vrai budget participatif à Sherbrooke et d’adopter des politiques qui vont en ce sens, à la Ville ou dans les commissions scolaires, par exemple », souhaite Christian.

Caroline insiste pour souligner que le CIUSSS a justement développé sa propre politique en matière de développement des communautés. Il faut éliminer le réflexe du « Oups! Ça n’entre pas dans ma case » quand un client, un patient ou un citoyen amène une nouvelle demande qui pourtant mérite toute notre attention.

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