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Campagne « Artisans d’aujourd’hui, partenaires d’avenir »

Voici l’une de nos chroniques « Artisans d’aujourd’hui, partenaires d’avenir ». Cette série de portraits présente des entrepreneurs qui se démarquent par leur apport à la communauté, tant au niveau des valeurs que pour leur créativité. Contribuez à faire connaître le savoir-faire des artisans d’ici.

Marco Labrie, artisan du monde

Marco Labrie

Par Geneviève Kiliko pour Basta Communication

Cet homme, doté d’une grande sensibilité, porte en lui des valeurs inébranlables : la justice sociale pour tous et chacun, l’égalité entre les citoyens, l’éducation, la défense des droits pour les plus démunis, et plus encore. Ces convictions le poussent à dépasser les limites du possible pour faire de demain un monde meilleur.

Marco LabrieLobjectif semblait inatteignable, pourtant Marco Labrie, directeur du Carrefour international de Sherbrooke (CSI), en a surpris plus d’un lorsqu’il a réussi à amasser plus de 600 000$ pour pallier à la coupure de la défunte Agence canadienne de développement international qui s’est produit en 2012. Même si cette campagne sera à renouveler dès l’année 2015, cette réussite laisse sa trace et crée de l’espoir face aux démarches futures. Les nombreux efforts investis ont porté fruit, et nous permettent de pouvoir bénéficier des nombreux services offerts en matière de coopération internationale dans la ville de Sherbrooke.

« Je trouve ça important qu’une région ait une organisation de coopération internationale dans son milieu. Le CSI – et je le dis en toute modestie- est reconnu au niveau provincial comme une organisation très dynamique. Le fait qu’on puisse travailler en région nous permet de développer des partenariats avec le cégep de Sherbrooke, l’université de Sherbrooke, avec le milieu scolaire. On offre la possibilité aux jeunes de la région de faire un stage sans avoir à se déplacer à Montréal ou à Québec », mentionne le directeur du CSI.

Un stage en République Dominicaine en 1985 avec le CSI

À l’âge de 16 ans, le futur directeur du Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke quitte sa ville natale, Victoriaville, pour entreprendre une technique en travail social au Cégep de Sherbrooke. L’influence de son milieu familial a sans doute joué un rôle important dans le choix de ses études. Son père a longtemps été militant syndical puis, à la tête d’un syndicat, ce qui l’a amené à acquérir une conscience nettement développée en ce qui a trait à son rôle de citoyen. « J’ai vécu quelques grèves avec lui, ce qui a fait que j’ai développé une sensibilité plus fine, disons, par rapport au sort des autres. Je me suis dit que je voulais travailler pour des gens, contre la pauvreté. »

À la fin de ses études, il effectue un stage de 3 mois en République Dominicaine avec le CSI auprès d’un mouvement paysan. À cette époque, les gens n’étaient pas « très chaud » à l’idée des stages internationaux, mais il a tout de même suivi sa voie et il est parti là-bas avec le support des professeurs de la technique en travail social. « C’est ce stage-là qui m’a vraiment donné la piqûre pour ce qui est de la coopération et de la solidarité internationale. »

Suite à cette expérience des plus enrichissantes, il demeure dans le milieu de la coopération et des groupes communautaires. En 1988, il est engagé à la table ronde des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEPE) et parallèlement à cela, il obtient quelques contrats avec l’organisme de coopération internationale Développement et Paix. Graduellement, le CSI lui attribue aussi de petits contrats et il se forgera une place au sein de cet organisme en 1990, comme agent de projet. En 2001, il devient le directeur général du Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke.

La direction du CSI : un défi de taille

CSI Jocelyn RiendeauCoordonner les stages outre-mer, créer des liens avec les organismes de coopération internationale au Québec ainsi qu’avec les gouvernements ne sont qu’un aperçu des nombreuses tâches à accomplir en tant que directeur d’un telle organisation. Le plus grand défi actuellement : trouver du financement. En effet, ils doivent chercher des ressources alternatives afin de poursuivre leurs activités et de continuer à appuyer leurs partenaires. « La campagne de 2012 a été un succès. On est bon dans le régime actuel, avec un minimum de personnel, jusqu’en juillet 2015, ça, c’est demain matin. Il faut donc recommencer le processus. On est en train de repenser à une stratégie pour relancer une campagne majeure de financement. »

Pour ce faire, Marco Labrie a dû mettre de côté la présidence du conseil d’administration d’associations québécoises des organismes de coopération internationale afin de se concentrer sur le financement du CSI. Il travaille actuellement à l’élaboration d’une proposition auprès du ministère des affaires étrangères, qui pourrait leur être d’un grand secours. « Le ministre Paradis a ouvert un dialogue avec les organismes de la société civile, au mois d’août dernier; ce qu’il a laissé entendre, c’est qu’il voulait instaurer un nouveau mécanisme de collaboration entre nous et le ministère. Donc de ce côté-là, c’est un bon signe. En espérant que les choses se concrétisent… »

En 2012, le CSI a mis sur pied la Fondation du Carrefour de solidarité internationale ayant pour mission d’appuyer le CSI. Il souhaite fortement que cette fondation puisse croître pour  générer des revenus intéressants. C’est une piste de solution à considérer pour l’avenir.

La participation de Basta Communication

CSI Tour à Vélo« Ici comme ailleurs on change des vies », voilà le slogan que Basta communication a conçu pour amorcer la campagne majeure de financement en 2012. En effet, le CSI a fait appel aux services de Basta communication pour mener à bien cette campagne, et il n’a certainement pas été déçu! Depuis maintenant 3 ans, Basta communication réalise régulièrement des mandats pour le Carrefour de solidarité internationale, plus particulièrement, pour la Fondation du CSI. Ils ont confectionné tous les outils visuels pour cette dernière. Notons, en autres, le support visuel du fameux « Tour à vélo pour la solidarité internationale », événement sportif et familial au profit de la Fondation.

Des projets innovateurs

Le CSI a mis en place un comité municipal jeunesse qui a débuté son action depuis 3 ans. « Le comité municipal jeunesse, explique-t-il, c’est un peu le volet jeunesse du conseil municipal de la ville de Sherbrooke, c’est-à-dire qu’on réunit à peu près 8 écoles qui délèguent des jeunes ». La ville de Sherbrooke donne des thèmes spécifiques sur lesquels les jeunes doivent investiguer. Ils ont le mandat d’explorer ce qu’ils pourraient faire comme recommandation, puis au mois de mai, le maire de Sherbrooke préside une séance durant laquelle les élus (les étudiants) débattent pendant deux heures et demie sur les thèmes. Par la suite, ceux-ci sont appelés à faire des recommandations au conseil municipal de Sherbrooke.

« Le pavé municipal, c’est le pallier de pouvoir le plus proche, ça peut être intéressant de s’occuper de ce qui se passe proche de chez nous pour s’occuper par la suite de ce qui se passe ailleurs, c’est un peu la logique. On le fait maintenant à Magog, dans la MRC du Haut St-François. Pour faire le lien avec notre volet international, on le fait aussi dans un bidonville de 500 000 habitants à Comas au Pérou, en banlieue de Lima. »

Les Jeux du Canada 2013 de Sherbrooke certifiés équitables

Grâce à la collaboration du CSI, les Jeux du Canada 2013 de Sherbrooke ont été certifiés équitables. C’est une première canadienne, mais aussi une première mondiale. Le Carrefour de solidarité internationale a travaillé les critères de certification avec Fairtrade Canada (organisme qui gère le système de certification du commerce équitable), ce qui a fait que les Jeux avaient une obligation de fournir des produits équitables, notamment dans la cafétéria. « On est content parce qu’on pense que ça va mettre la barre plus haute pour les prochains organisateurs des Jeux du Canada qui auront lieu à Prince George en Colombie Britannique, ça fait connaître le commerce équitable. C’est un effet d’entraînement que l’on souhaite qui puisse rejaillir un peu partout au pays et ailleurs si possible. »

En 2016, le Carrefour de solidarité internationale compte bien fêter ses 40 ans. « On travaille à ce que le CSI ait des bases de plus en plus solides pour pouvoir assurer la pérennité de l’organisation, pour qu’on puisse être toujours présent en Estrie et offrir nos services. » Avec la détermination de Marco Labrie, ainsi que de l’expertise de son personnel, cet objectif sera tout à fait envisageable pour le futur.

 

Si vous avez aimé cette chronique, vous pouvez lire également : Assise, mais fièrement debout

Commentaire(s)

  1. Madame Poricho Sogoba :agente terrain à Kilabo says:

    J’ai aimé cette chronique qui parle d’un homme qui a un esprit de sacrifice extraordinaire pour nous les démunis.Marco Labrie nous a tout donné car il nous a ouvert les voies du développement durable . Au Mali,les habitants de plus de 20communes rurales suivent cette voie à travers d’une organisation appelée confédération.Il nous a accompagné durant des décennies dans des conditions très dures ,les villages reculés du mali et dormir des nuits durant à même sur le sol,travailler durant les journées sous une température allant de 38 à 40dégrés celcius et j’en passe car c’est plus que tout ce que je renconte comme travail que Marco Labrie a fait.

  2. Patrice Côté says:

    Bonjour Madame Poricho Sogoba, je vais transmettre vos bons mots à Marco. Il va certainement apprécier! Bonne continuité dans votre travail. Solidairement!

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