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Êtes-vous un locavore? L’achat local, un argument qui séduit!

Young woman shopping at the local Farmers market.

Depuis quelques années, on assiste à des changements dans le comportement d’achat des consommateurs. Ces derniers se questionnent beaucoup plus qu’auparavant lorsqu’ils sélectionnent un produit ou un service. L’achat local est une tendance qui se confirme de plus en plus sur le marché québécois. En tant qu’entrepreneur, vous avez donc avantage à miser sur l’aspect local de vos produits et de vos services pour les rendre plus attrayants. Les bénéfices seront tangibles autant pour votre clientèle que pour votre entreprise.

La tendance se maintient depuis quelques années : les consommateurs québécois souhaitent encourager les entreprises qui misent sur l’aspect local autant sur le plan de l’approvisionnement que de la production et de la transformation. Selon le baromètre de la consommation responsable 2016, la consommation locale est une pratique assez stable, en légère progression, l’indice étant passé de 69,1 % (2010) à 71,3% en 2016 . Une autre tendance se dégage de ce rapport : 9 produits locaux (tous dans le secteur de l’alimentation) se classent parmi le top 20 des produits écoresponsables déclarés les plus achetés (et 10 parmi le top 25). Qui plus est, un sondage Léger Marketing Manger chez soi, pourquoi? commandé en 2011 par Équiterre montre que 78% des Canadiens disent privilégier l’achat local de fruits et de légumes.

Parce qu’en plus d’être bon pour nous, c’est bon pour moi !

Les Québécois achètent local pour des motifs personnelles et altruistes. En voici quelques-unes :

Motifs personnels

  • Ils en retirent du plaisir. 

  • Ils y voient des bénéfices pour leur santé : certains fruits et légumes peuvent perdre une partie de leurs vitamines au cours de leur transport ou de leur stockage.

  • Ils sont en mesure de tracer la provenance des produits. 

  • Ils s’assurent que ceux-ci ont été conçus dans des conditions salubres, comme le prescrivent les lois québécoises en cette matière.

Motifs altruistes

  • Ils contribuent à la protection de l’environnement, soit par la diminution du transport. Soyez prudents, cependant, si vous souhaitez mettre cet argument de l’avant. Le transport est problématique d’un point de vue écologique, mais ce n’est pas la variable la plus importante. Des études montrent que pour un produit alimentaire, le transport représente seulement 11 % des gaz à effet de serre. C’est plutôt la production qui engendre la majorité de la pollution : énergie utilisée, équipement, méthode de récolte, intrants employés pour repousser les insectes, etc. 

  • Ils contribuent au soutien de l’économie locale par la création d’emploi. À ce sujet, Équiterre a suggéré que si chaque famille québécoise remplaçait 20 $ par semaine d’achat de biens provenant de l’extérieur par la même valeur en produits québécois, c’est plus de 100 000 emplois qui seraient créés en une année.

  • Ils favorisent le renforcement du tissu social de plusieurs milieux ruraux.

  • Ils s’assurent que les conditions d’emploi des travailleurs et leur rétribution sont adéquates.

Une question d’âge ?

Qui achète local? Selon le baromètre de la consommation responsable 2016, « les 65 ans et plus sont en tête sur les pratiques de consommation locale et de recyclage. Quant aux 45 à 64 ans, ils occupent la 2ème position sur les pratiques de consommation locale, recyclage et compostage ». Ceux qui sont plus sensibles à l’argument de l’achat local sont donc les personnes de 65 ans et plus.

La popularité du local, ici et ailleurs

 Selon l’agence canadienne d’inspection des aliments, un aliment local en est un qui a été produit dans la province où il est vendu, ou qui est vendu dans d’autres provinces dans un rayon de 50 km de la province d’origine. En mettant de l’avant l’aspect local de vos produits et de vos services, vous montrez à votre clientèle non seulement que vous partagez des valeurs communes, que vous avez de nobles intentions en matière de développement durable, mais aussi que vous prenez part à un mouvement qui prend de l’ampleur à l’échelle locale et internationale.

En effet, le local est en vogue partout dans le monde. Il y a une dizaine d’années aux États-Unis, le terme « locavore » est apparu dans le vocabulaire collectif pour définir une personne qui mange local. En 2007, le Time Magazine avait pour titre « Forget organic, eat local » pour montrer que l’aspect local d’un produit prenait le pas sur l’argument du biologique. On remarque donc que l’aspect local d’un produit semble plus convainquant que l’argument de la production biologique aux yeux des consommateurs.

Au Québec, on constate que les marchés publics locaux sont toujours aussi populaires et il en va de même pour les paniers d’aliments biologiques issus de l’agriculture de proximité. Les consommateurs cherchent des produits qui ont un gage de qualité, et les produits locaux semblent répondre à ce critère.

Maintenant que l’on connaît l’engouement pour l’achat local ainsi que ses nombreux avantages, et que l’on souhaite miser sur cet argument pour notre entreprise, comment le faire valoir aux yeux des consommateurs? 


 Promouvoir l’aspect local de vos produits et services


De nombreuses initiatives ont été mises en place pour favoriser l’achat local. La certification peut être une avenue intéressante pour mettre vos produits locaux en valeur. On peut penser à l’organisme Aliments du Québec, qui, depuis 1996, fait la promotion de l’industrie alimentaire du Québec. En adhérant à l’organisme, vous bénéficiez du droit d’utiliser les logos Aliments du Québec ou Aliments préparés au Québec sur vos emballages. D’ailleurs, ce logo est l’un des plus influents dans le choix des produits alimentaires chez les consommateurs.

Les chambres de commerces et les regroupements d’affaires font également des efforts pour encourager les consommateurs à faire leurs emplettes dans leur quartier. Par exemple, la Société de développement commercial du Quartier Saint-Sauveur, à Québec, met en valeur les produits des commerçants locaux, ce qui donne une visibilité accrue aux entreprises du coin. La Chambre de Commerce de Farnham et région fait a lancé sa campagne « Ma région au coeur de mes achats » en 2016 pour les mêmes raisons. En adhérant à ce type de regroupement, vous parvenez à atteindre une clientèle qui a à cœur l’économie locale. Des campagnes d’achat local sont aussi lancées dans plusieurs régions. Par exemple, les appellations « Priorité Gaspésie », « Priorité Sherbrooke » et « Goûtez Lanaudière » sont des initiatives qui visent à sensibiliser la population à l’achat local.

 

Local produce at the summer farmers market in the city.

Créer un sentiment d’appartenance

Pour communiquer avec vos clients, établir un contact privilégié avec, prendre le pouls de leurs envies et de leurs besoins, rien de mieux que les réseaux sociaux. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, vous pouvez établir une grande proximité avec vos clients, même s’ils sont derrière leur ordinateur ou s’ils ont le nez dans leur téléphone mobile. Parlez-leur de vos produits, de votre équipe, de vos valeurs, partagez-leur des anecdotes et des photos de vos produits et réalisations. Montrez-leur qu’en achetant local, ils ont le privilège de faire partie d’une une communauté et d’avoir un contact privilégié avec l’entreprise qu’ils encouragent. Ce n’est pas avec une multinationale qu’ils pourront développer ce sentiment d’appartenance!

La proximité à tout prix?

Un sondage mené en 2013 par ISPOS Marketing révèle qu’un peu plus de 40% des Canadiens font confiance aux étiquettes de produits qui sont d’origine locale. Ce même sondage montre cependant que « le caractère local d’un produit n’est pas le seul argument qui fait succomber les acheteurs », car ceux-ci seraient assez sensibles au coût. C’est également ce qui a été dégagé du sondage réalisé par The Harris Poll pour Pages Jaunes au Canada en 2016 : « 67 % des répondants ont cité les prix plus élevés comme le principal inconvénient du magasinage local » et « le moindre écart de prix (5 %) diminue le nombre de Canadiens désireux de magasiner localement de 33 %, même lorsque l’entreprise locale est située plus près que la grande surface moins chère. » Alors, si vous vendez un produit local qui est plus cher que chez le compétiteur étranger, vous devez alors mettre de l’avant les arguments exposés plus hauts tels que celui du plaisir, du bien-être, de l’appartenance à une communauté et du développement durable.

Comme vous avez pu le constater, l’achat local fait partie des habitudes de consommation des Québécois et cette tendance se confirmera de plus en plus d’ici les prochaines années. Saisissez la balle au bond et mettez vos produits et vos services locaux en avant-plan!

Si vous souhaitez valoriser le caractère local de vos produits et services ou encore mettre de l’avant les retombées positives de votre entreprise sur la planète et sa communauté, nous pouvons vous aider. Chez Basta communication, nous avons développé des services de communication et de marketing axés sur la responsabilité sociale des entreprises.

Contactez-nous pour en savoir davantage !

 

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