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Campagne « Artisans d’aujourd’hui, partenaires d’avenir »

Voici l’une de nos chroniques « Artisans d’aujourd’hui, partenaires d’avenir ». Cette série de portraits présente des entrepreneurs qui se démarquent par leur apport à la communauté, tant au niveau des valeurs que pour leur créativité. Contribuez à faire connaître le savoir-faire des artisans d’ici.

Daniel Lamoureux : un aubergiste écolo!

Daniel Lamoureux - Auberge La mara

Par Geneviève Kiliko

L’Auberge La Mara est sans aucun doute un lieu à découvrir dans la région des Cantons-de-l’Est. Située à St-Joseph-de-Ham-Sud, 80% de sa construction provient de matériaux de récupération. Daniel Lamoureux l’a fondée en 1996, en y instaurant des valeurs écologiques pour lesquelles « il se tient debout ». En effet, une charte écologique règne sur les lieux, dans ce magnifique paysage où il y a respect de la nature et une grande conscience face à la consommation responsable. Cette charte transmet une philosophie quant à la façon de gérer l’eau et les déchets, entre autres. L’Auberge n’achète que des produits locaux et, lorsque c’est possible, biologiques. Son principal fournisseur de légumes est  « La Clé des Champs de St-Camille ». L’entreprise a aussi son propre jardin, qui lui permet de s’approvisionner au cours de la période estivale. Son restaurant est d’ailleurs ouvert 7 jours sur 7 pendant l’été.

Un restaurateur, un aubergiste…et un amoureux de la nature!

Né au centre-ville de Montréal, Daniel Lamoureux y a vécu pendant 40 ans. Il a commencé dans le domaine de la restauration à l’âge de 14 ans. À l’âge de 20 ans, il a été engagé par une chaîne de restauration où il a exercé le métier de gérant. À 30 ans, il a ouvert son premier restaurant de fine cuisine qui a rapidement acquis une réputation enviable.

Entree Auberge La MaraEn 1995, il était propriétaire d’un restaurant sur la rue Saint-Laurent nommé « Le Bistro 4 ». De plus, il occupait le poste de chef exécutif à l’Auberge d’Eastman, ce qui le tenait bien occupé tous les jours. À un moment donné, il a décidé de faire le point. Il est allé faire une retraite sur les lieux de l’actuel site de l’Auberge La Mara, un chalet qu’il avait acheté en 1979. « Je travaillais 7 jours sur 7, 20 heures par jour. Je suis venu pour prendre une pause, et puis j’ai décidé que je déménagerais à la campagne, à cet endroit. »

L’idée de construire une auberge a germé en lui et s’est rapidement concrétisée. En l’espace de 6 mois, il a vendu sa maison. Une de ses amies architecte l’a aidé à concevoir les plans de sa future auberge. « L’Auberge a été construite en 3 parties, avec deux maisons en pièce sur pièce qui datait de 1800, et l’autre qui datait de 1834. » Maintenant loin de la métropole, il se dit heureux de pouvoir jardiner pendant des heures dans ce havre de paix qu’il a érigé à la sueur de son front. « J’aime être aubergiste et restaurateur. Je suis une personne qui a besoin d’avoir un rapport avec les gens, de faire plaisir aux gens. Ça me valorise beaucoup. Les gens sortent d’ici et ils sont contents. En même temps, j’aime aussi être seul et jardiner; j’ai besoin des deux.»

Des valeurs écologiques pour un mieux-être collectif

Monsieur Lamoureux n’a jamais été attiré par la surconsommation. Provenant d’un milieu défavorisé, il a toujours appris à récupérer ce qui pouvait l’être, minimisant ainsi le gaspillage. La sensibilisation effectuée au cours des dernières années fait son chemin graduellement. Cependant, les conséquences désastreuses de la surconsommation demeurent bien réelles sur l’environnement. « Nous sommes dans une société qui produit des choses qui ne durent pas afin d’alimenter l’économie. On est en train de polluer notre planète. Ma philosophie à ce sujet est que nous ne devons pas nécessairement entreprendre de grands mouvements de masse. Il faut plutôt se responsabiliser en tant qu’individu, faire les efforts nécessaires pour assurer un bel avenir à nos enfants, ainsi qu’aux générations qui suivront. Il ne faut pas attendre que notre gouvernement fasse quelque chose. C’est d’une façon individuelle que les bonnes actions commencent à se poser. »

Une charte écologique

La charte écologique de l’Auberge La Mara comprend une soixantaine de points, dont la plupart sont très simples à mettre en application. Par exemple, lors de l’achat de produits, Monsieur Lamoureux favorise les caisses plutôt que les emballages individuels, limitant ainsi les déchets. Il souligne  aux employés et aux clients de bien vérifier que les lumières sont éteintes lorsqu’ils sortent d’une pièce, si futile que cela puisse paraître. De petits gestes de la sorte économisent l’énergie et respectent l’environnement en réduisant l’empreinte écologique.

restaurant auberge la maraCette charte inclut entre autres la gestion de l’énergie, la gestion des déchets et la sensibilisation auprès de la clientèle. Un suivi est effectué en lien avec le contrôle du chauffage, le compteur d’eau (l’Auberge est munie de son propre puits artésien) et la consommation d’électricité (tous les appareils de cuisine sont écono-énergétiques).

Au niveau de la biodiversité le jardin est composé de plantes adaptées. Les plantes annuelles ne sont pas utilisées parce qu’elles sont produites en serre. « La production de plantes en serre nécessite une très grosse consommation d’insecticides. Les plantes annuelles meurent à l’automne et on doit les acheter de nouveau l’année suivante. Nous entrons de nouveau dans un système de consommation, dans le « non-durable ». Nous, on a décidé de ne pas toucher à ça. »

De nouveaux projets pour l’année prochaine

Daniel LamoureuxMonsieur Lamoureux est propriétaire d’un second gîte, « La Maison d’Ilvana », située sur la route de St-Camille. Cette propriété de 110 acres peut recevoir des groupes d’une quinzaine de personnes. L’hiver prochain, il souhaite augmenter sa capacité d’accueil. « Nous sommes en train de travailler sur un concept de construction d’hébergements écologiques qui comprendrait environ 5 chambres pour chaque bâtiment, donc deux bâtiments de plus avec un salon central et une cuisine. Ça fait deux ans que le projet est retardé, parce qu’on attendait que les technologies énergétiques mises en place au cours des dernières années puissent être accessibles. » Cette année, Monsieur Lamoureux a acheté des matériaux provenant de l’église qui a été démolie dans le village. Ils sont présentement en train de construire une autre véranda avec ces matériaux récupérés.

Ayant dépassé le cap de la soixantaine, Daniel Lamoureux est satisfait du bon roulement de son auberge et souhaite continuer sur cette lancée, en espérant faire le bonheur de tous les futurs clients qui y viendront! Jusqu’à présent, plusieurs témoignages de clients (voir site internet : www.aubergelamara.com) reflètent la satisfaction de ces derniers face à ce beau coin de pays insoupçonné qui leur laisse un souvenir des plus agréables…À constater de vos propres yeux!

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